Y aller au mental !

Publié le par © Fred

La saison des courses sur route démarre. Chacun se fixe ses objectifs. Si on veut les atteindre, il faudra certes travailler le souffle et les jambes. Mais n’oublions pas l’importance du mental. Car, quelle que soit la distance, c’est très souvent au mental qu’il faudra aller chercher le résultat…

 

Dimanche 9 mars, 11h. J’attaque les deux derniers mille mètres, aux côtés de mes partenaires de club. Déjà 6 dans les jambes, réalisés aux alentours de 3’25’’.  La fatigue commence à sérieusement se faire sentir. Mon genou « me lance » parfois. Le souffle se trouve plus difficilement. Pourtant, je m’accroche, et bien que la fatigue soit physique, je sais que c’est dans la tête que ça se joue. Je termine finalement mes deux derniers 1000m en 3’21’’ et 3’19’’.

 

Cela fait plusieurs semaines que je m’interroge sur l’influence du mental dans l’effort fourni. Quelle part joue celui-ci dans la réussite d’un entrainement ou d’une compétition ? On aborde souvent une course avec une certaine appréhension ou « crainte » du résultat. Combien de fois, au départ d’une course, ai-je entendu tel ou tel coureur me dire « je me sens moyen », « je ne suis pas au top » ou encore « on verra bien ». Certes, il y a très souvent une part d’humilité dans leurs réponses. Mais tous ces coureurs n’auraient-ils pas mieux performer s’ils avaient abordé leur course avec un esprit plus positif et plus vaillant ?

 

Je suis persuadé qu’avoir un état d’esprit positif contribue à la performance. Aborder une course avec un mental de « winner » peut être la clé d’une course réussie. Faire un jog d’1h un beau dimanche ensoleillé, c’est très bien. Faire 10*400m seul sur la piste un soir d’hiver, c’est encore mieux ! C’est là qu’on va véritablement se forger un mental d’acier. Tout comme le cardio, le mental ça se travaille ! Ne pas rechigner d’efforts à l’entrainement et aller au bout de ses séances, même si elles sont difficiles : voilà comment, peu à peu, on devient fort dans sa tête.

 

Dimanche 16 mars, je me présenterai sur la ligne de départ des 10km d’Aubergenville avec la ferme intention de descendre sous les 36mn. Plus d’une décennie que cela ne m’est pas arrivé. Certes, ce sera dur mais j’irai avec une réelle détermination et un mental gonflé à bloc !  « Force et honneur »…telle est la devise des Suquet !

Mon frère, Christophe, à l'arrivée du marathon de Paris, après 2h25 de course (8 avril 2001)

Mon frère, Christophe, à l'arrivée du marathon de Paris, après 2h25 de course (8 avril 2001)

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