Merci Coach !

Publié le par © Fredrun

L’EACPA est une grande famille. Et performante qui plus est ! Si les progrès accomplis par les uns et les autres sont, sans nul doute, le fruit du travail accompli par chacun, il en est un qui n’est pas étranger à cette réussite : le coach, Robert Lescarbotte. Bien que discret et même un peu réservé, Robert n’en est pas moins un coach attentif, disponible et toujours à l’écoute. Passionné, talentueux, il prodigue depuis des décennies ses conseils aux athlètes qu'il encadre… pour leur plus grand bien.  Interview d’un coach à qui l’on dit merci !

 

La course à pied, ça t’es venu comment ?
En fait, j’étais plutôt attiré par le vélo et je suivais passionnément le tour de France. La course à pied, je m’y suis intéressé à travers les exploits télévisés de Michel Jazy et de Michel Bernard, son grand rival de l’époque ! Perso, à part le sport scolaire, je n’avais jamais couru ! Un jour, un copain de collège m’a proposé de l’accompagner à un entrainement. J’y suis allé pour voir…

Et … ?
Cela m’a plu ! Je me suis inscrit au club d’athlétisme des Mureaux. C’était en mai 1966, j’avais 14 ans. J’avais comme coach Hamoud Ameur, notamment deux fois champion de France du 3 000 m steeple et médaillé d'or sur 10 000 mètres lors des Jeux méditerranéens en 1959 ! Très vite j’ai progressé avec des victoires à la clé en cross et sur piste notamment.

Plutôt pistard alors ?
J’étais un bon crossman mais au milieu des années 70, j’ai été entrainé par Daniel Lallemand, ancien international de saut en longueur. Les entrainements étaient alors plutôt basés sur la vitesse. C’est à cette époque que j’ai réalisé mes meilleurs chronos sur piste, du 400m au 10 000 m !

Et le marathon ?
En 1981, je fais mon premier marathon, sans entrainement spécifique, pour accompagner des copains. Résultat : 2h37. Trois mois plus tard, je retente. Résultat : 2h37 ! Il faut dire que j’étais sur-entrainé. Et cinq jours avant le marathon, j’ai fait une sortie de 36km à la bagarre avec un gars qui avait fait 2h20 sur marathon ! Bref, j’ai décidé de ne plus en faire car l’investissement était trop important pour un résultat que je considérais « moyen ».

J’ai ouï dire que tu as été triathlète. Info ou intox ?
Oui, vers 35 ans j’ai eu envie de connaître autre chose. Je suis passé au triathlon. Entre 1988 et 1996, j’ai réussi à me classer 8ème Français dans la catégorie 35-40ans et ce, à une époque où j’ai dû subir plusieurs sciatiques et hernies discales !

Après toutes ces années, j’imagine que tu as pas mal de souvenirs…
Oui, je garde beaucoup de bons souvenirs, notamment la quinzaine de titres de champion départemental obtenus sur cross et piste, les 4 victoires aux championnats de France Corporatif, les podiums en triathlon avec plusieurs titres de champion de Champagne Ardenne en Vétéran. Je garde aussi de supers souvenirs sur piste et plus précisément les sensations de durée dans la vitesse que j’éprouvais sur 3000m. Les entraînements m’ont également apporté beaucoup, voire plus. Sans la pression de la compétition, j’y prenais plaisir. Me viennent à l’esprit des séances de 14x500m en 1’23’’ de moyenne, de 3x1000m en 2’37’, ou encore 1 x 2000m entre 5’40’’ et 5’50’’ après avoir fait 25x200m… Ces séances ont surtout marqué mes copains qui me les rappellent à l’occasion !

As-tu des regrets ?
Oui, j’en ai eu forcément. Comme par exemple de ne pas avoir su gérer le stress dans les grands rendez-vous ! Ou d’en avoir trop fait certaines saisons… L’hiver, il m’arrivait de faire jusqu’à 15 cross et l’été 3 ou 4 courses par semaine sur piste ! Je regrette aussi de ne pas m’être investi sur 400m quand j’étais jeune car j’avais le profil type : j’arrivais à faire moins de 53s sans préparation. Je regrette aussi d’avoir été entraîneur trop tôt au détriment de mes performances.

Justement, raconte-nous comment tu es devenu coach…
Dès cadet, je me suis intéressé aux méthodes d’entraînements et j’ai eu la chance d’apprendre avec les internationaux de cross et de demi-fond du club. Je lisais aussi tout ce qui s’écrivait sur le sujet. A 18 ans je suis devenu dirigeant au club des Mureaux, j’accompagnais les jeunes sur les compétitions. A partir de 1979, par manque d’entraîneur au club, je me suis préparé seul. Comme ça marchait plutôt bien, un groupe s’est formé autour de moi. J’ai alors passé le premier degré d’entraîneur.

Et l’EACPA ?
Je suis venu à Cergy parce que je connaissais Christian Trufer, un dirigeant de l’EACPA et aussi par ce que le stade était proche de mon bureau ! J’y ai découvert un groupe solidaire et une excellente ambiance. Tout ce qui donne envie de partager des moments et de construire des amitiés. Quand le Président Patrick Rouchette et Christian m’ont demandé d’entraîner, ça m’a paru normal de transmettre mes acquis.

Quelles sont les valeurs qui t'animent depuis toutes ces années ?
Le partage, l’amitié, le travail, la rigueur et la solidarité. Autant de valeurs que je souhaite, en tant qu’entraîneur mais aussi coureur, continuer à partager avec les athlètes du club.

Ses principaux records
600m : 1’27 (cadet)
1200m : 3’15 (cadet)
800m : 1’58 (junior)
1000m : 2’32
1500m : 3’58
2000m : 5’24
3000m : 8’27
5000m : 14’42
10 000m : 31’20 sur piste et moins de 31mn sur 10km route, mais distance non officielle à l’époque.
Marathon : 2h37

Les 10 commandements du Coach pour progresser !

1/ Définis toi un objectif principal, qui soit en adéquation avec ton potentiel et tes disponibilités professionnelles et familiales.

2/ Suis ton plan annuel, en respectant sereinement les phases de préparations et tes allures

3/ Suis ton programme à court terme, construit par rapport à ton plan annuel sans te soucier des conseils tout azimute

4/ Aies 1 objectif d’avance, il faut savoir ce que l’on fera après la réalisation de l’objectif, atteint ou pas.

5/ Entraînes toi régulièrement, c’est la régularité sur une longue période qui paie

6/ Mets en place un suivi médical, si possible avec un médecin du sport ou ancien coureur. Il connait mieux les contraintes de la course. Et aussi ce qui nous motive.

7/ Soignes ta diététique, le poids de forme devra être atteint pour la réalisation de tes objectifs

8/ Dors au moins 8h par nuit, le sommeil est réparateur s’il est insuffisant tu n’optimiseras pas ton potentiel.

9/ Prends plaisir en réalisant ton entraînement, la perf, ton objectif atteint sera juste la cerise sur le gâteau

10/ Gardes toujours à l’esprit que la course n’est qu’un loisir !

Merci Coach !
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