Ils courent, ils courent...les Français

Publié le par © Fredrun

Un sport, une drogue, une philosophie… Seize millions de personnes pratiquent le running en France. Mais après quoi courent-ils donc tous ? C’est la question que posait le quotidien Le Monde, dans son édition du week-end. En vrac, ci-dessous, quelques extraits que j’ai –subjectivement- sélectionnés.

 

En France, selon une étude réalisée par l’agence de communication Sportlab en mars, 16,5 millions de personnes (25 % de la population) pratiquent plus ou moins régulièrement la course à pied. Rien qu’entre 2015 et 2016, un million de coureurs sont venus s’ajouter à cette confraternité de la foulée.

Plus qu’un sport, le running serait un palliatif à nos vies surchargées.

Sous l’influence de la culture US, l’antique footing, auquel on s’adonnait en solo les lendemains de soirée trop arrosée en traînant un peu la patte, a laissé progressivement la place à cette activité spartiate, ingrate à certains égards, sorte de combat contre soi-même dominé par l’obsession du chrono.

Quand on court, on mobilise les mêmes ressources que l’homme de l’âge de pierre et on se sent à nouveau exister, vivant, envahi par une bonne fatigue.

Nombre de coureurs décrivent leur pratique comme une sorte de toxicomanie bénéfique, permettant de se procurer un cocktail de drogues légales : endorphine dopamine, noradrénaline. Libérées par le corps durant la course, ces hormones plongent le coureur dans un état parfois proche de l’extase.

Tout cadre qui se respecte doit désormais afficher sa passion pour le running. Synthétisant à elle seule les valeurs compétitives de l’entreprise, la course est devenue un outil de valorisation sociale à la mode. De fait, il est aujourd’hui extrêmement bien vu de mettre en avant sa pratique sur son CV.

Ils courent, ils courent...les Français

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