Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Publié le par © Fredrun

Julien Montiel cumule tous les mandats : chef d’entreprise le jour, papa la nuit, compétiteur le dimanche. Julien est un habitué des podiums de la Haute-Vienne. Pourtant la vie ne l’a pas épargné mais il a su se relever, sans broncher. Car Julien Montiel, est avant tout un homme généreux qui aime profondément la vie et les autres. Interview d’un homme au grand cœur !

Première question, en cette période de confinement : comment vas-tu ?
Je me porte bien et c’est l’essentiel. C’est une période compliquée pour tout le monde. Et puis, cette période est aussi une formidable opportunité pour prendre du temps. En tant que papa, je ne connaissais pas cette saveur des moments de partage, d'échange avec mes enfants. Prendre le temps de faire les devoirs avec eux, de leur faire des câlins, répondre à leurs questions, rigoler ou même faire les cons ensemble. Ce sont des moments tout simples qu’on a malheureusement trop souvent tendance à mettre de côté…

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Il faut dire que ton emploi du temps est chargé en tant que chef d’entreprise…
Oui, je suis gérant d’un magasin de running RRUN à Limoges. Je travaille 6 jours sur 7 et le dimanche, je suis souvent sur les manifestations sportives. A travers ce métier, j’ai réussi à concilier vie professionnelle et passion pour la course à pied. Les semaines sont bien chargées mais quel plaisir de pouvoir exercer dans ce milieu et d’apporter conseils et expertise à mes clients.

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Tu es un vrai passionné. Depuis quand cours-tu ?
Depuis mes 20 ans. C’était en l’an 2000. Je sortais d’une période très compliquée…

C’est-à-dire ?
J’ai eu une enfance difficile avec la séparation de mes parents. J’ai vécu en foyer. J’ai connu la rue, la délinquance et tout ce qui s’ensuit… Mais j’ai eu la chance d’être suivi par de supers éducateurs et un juge très compréhensif. A 18 ans, j’ai surtout rencontré celle avec qui je vis aujourd’hui, Virginie. Elle a été ma bouée de sauvetage. Grâce à elle, je me suis senti peu à peu exister…

Et c’est à ce moment de ta vie que la course à pied entre en scène…
Oui car j’avais pris du poids. Je voulais avoir un corps d’athlète ! Et surtout, j’ai réalisé que la course à pied me permettait de me sentir vivant. La course à pied m’apporte un certain équilibre. On peut dire qu’elle m’a été salvatrice

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Tu es parti récemment à Iten, berceau de la course à pied. Que retires-tu de cette expérience ?
Je suis parti car je voulais découvrir la vie africaine, les kenyans, leur mode de vie, leur manière de s’entraîner. J’ai séjourné pendant 3 semaines au camp de Bob Tahri et j’ai eu la chance d’y côtoyer des champions : Jimmy Gressier, notamment triple champion d'Europe espoir de cross, Djiali Bedrani, champion de France de cross court, ou encore Julien Wanders et même Eliud Kipchoge qui est le premier homme à passer la barre des 2 heures 2 minutes sur marathon ! Mais ce voyage était aussi l’occasion de faire de l’aide humanitaire. J’ai emmené dans mes bagages pleins d’affaires scolaires, textiles et autres produits énergétiques. Ce fut une expérience hors du commun. C’est une leçon de vie dont on sort forcément différent. On apprend à vivre plus simplement et on en sort renforcé mentalement avec une rage supplémentaire pour les compétitions !

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Justement, quels sont tes objectifs ?
Sur piste, j’aimerais approcher les 15’40’’ sur 5000m. Et sur cross, j’aimerais l’année prochaine entrer dans le top 50 en Master 1 aux championnats de France.

As-tu des rituels avant tes courses ?
Oui, toujours bien lacer mes chaussures à « ma sauce » (un petit secret que je vous livrerai volontiers en magasin wink), une claque sur la joue (un rituel que je pourrai aussi vous montrer en magasin ! cheeky) et un coup de fil aux « trois fantastiques » (ma famille). Puis je me mets alors en mode « guerrier ».

Certains coureurs t’ont-ils inspiré pour avoir ce mental ?
Oui, bien sûr. J’ai été impressionné par des athlètes comme Usain Bolt ou Carl Lewis qui avaient ce mental de winner. J’ai également beaucoup admiré Mehdi Baala et Noureddine Morceli.

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

Aujourd’hui, quel est ton rythme d’entrainement ?
En ce moment, je m’entretiens avec du renforcement musculaire, je fais un peu de travail de côte dans ma rue et m’autorise quelques petits footings dans le garage de mon immeuble ! laugh Mais en temps normal, je m’entraîne tous les jours avec en moyenne 90km par semaine.

Dernière question : quel est ton vœu le plus cher ?
Tout simplement de rester heureux. En cette période difficile, je pense à toutes les personnes qui souffrent et toutes celles qui travaillent dur pour que notre planète continue de tourner. Il ne faut pas s'apitoyer sur son sort. Et si on tombe, il faut se relever. Le plus important c’est la santé. Le reste n’est qu’accessoire. Alors, restons soudés et contribuons à cet élan de générosité, de partage et d'entraide.

Julien Montiel : « la vie est un trésor » !

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