Invincible !

Publié le par © Fred

Non, ce n’est pas de moi dont je vais parler. Je suis très loin d’être invincible depuis ces derniers mois. C’est plutôt de Louis Zamperini dont je vais vous parler. Si son nom ne vous évoque rien, c’était également mon cas avant de lire le chef d’œuvre de Laura Hillenbrand intitulé « Invincible ».

 

Ce livre relate le destin incroyable de Louis Zamperini, coureur olympique et vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Né en 1917 à New York dans une famille pauvre, il arrive en Californie trois ans plus tard et ne parle que l'italien. Dans un contexte de dépression économique, peu de perspectives d'avenir s'offrent à lui. C’est la petite délinquance et les bagarres de rue qui rythment son adolescence. A 15 ans, Louis va revenir dans le droit chemin grâce à son frère ainé, également sportif. Ce dernier l’oblige à pratiquer la course à pied en se faisant suivre à vélo. Louis déteste courir, traine des pieds, puis peu à peu y prit gout.  « Il courait pour satisfaire un besoin physique. Sa rage, sa timidité, sa révolte le quittèrent. Il était désormais empli d’une grande paix intérieure. Sa nouvelle passion canalisait dorénavant toute l’énergie qu’il mettait autrefois à faire les 400 coups ».

 

Félicitations du Furher !

Formidablement doué, Louis devient alors une gloire locale puis s’approprie les records nationaux sur 800, 1500 et 5000 mètres. En 1936, il devient le plus jeune coureur de fond jamais sélectionné dans l’équipe américaine pour participer aux Jeux Olympiques de Berlin. Il termine 8ème de la finale du 5000m, établissant au passage un nouveau record national. Il aura même droit aux félicitations d’Adolf Hitler, qui l’invite dans sa loge, après une remontée spectaculaire dans le dernier tour de piste. Dès lors il prend goût aux records qu'il enchaîne.

 

L’horreur des camps japonais

Mais sa chance tourne en 1941, lorsqu'il s'engage dans l'armée. Après un bombardement japonais, son avion s'abîme en mer. Seuls trois survivants vont dériver pendant 44 jours dans le Pacifique, sur un rafiot pneumatique dans un Océan infesté de requins, sans eau douce (qu'un peu de pluie de temps à autre) et sans manger (quelques oiseaux attrapés au vol). Puis, Louis Zamperini finit par se faire prisonnier des japonais. Dans les camps de travail, il est soumis à des conditions de vie atroces mais surtout à un tortionnaire vicieux et sadique du nom de Matsuhiro Watanabe. Au final, Louis va passer plusieurs années à subir les tortures, les coups, la privation de nourriture, l’humiliation et l’inimaginable barbarie dont l’être humain est capable.

 

Invincible !

Mais en véritable force de la nature, Louis survit à toutes ces épreuves ! A son retour aux Etats-Unis, il est considéré comme un héros. Toutefois, son traumatisme est tel qu'il plonge dans l'alcool et la violence. Sa rédemption va alors venir de son premier amour, la course, mais surtout d’une révélation spirituelle qui va lui permette de reprendre sa vie en main.

 

Vous l’aurez compris, ce livre témoigne du parcours prodigieux d'un champion pris dans la tourmente d'une période historique chaotique. Malgré la dureté de certains passages, ce livre m’a donné des frissons tant je l’ai apprécié. Pris dans un tourbillon d’émotions, j’ai dévoré à toute allure ce pavé de près de 600 pages, me sentant quelque part… invincible !

Photos de haut en bas : couverture du livre, Louis Zamperini, Matsuhiro Watanabe, et retrouvailles avec sa mère après sa libération.
Photos de haut en bas : couverture du livre, Louis Zamperini, Matsuhiro Watanabe, et retrouvailles avec sa mère après sa libération.
Photos de haut en bas : couverture du livre, Louis Zamperini, Matsuhiro Watanabe, et retrouvailles avec sa mère après sa libération.
Photos de haut en bas : couverture du livre, Louis Zamperini, Matsuhiro Watanabe, et retrouvailles avec sa mère après sa libération.

Photos de haut en bas : couverture du livre, Louis Zamperini, Matsuhiro Watanabe, et retrouvailles avec sa mère après sa libération.

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